Giorgio Gosetti, delegato delle Giornate degli Autori della Mostra del Cinema di Venezia e grande amico di Eurovisioni, ci ha lasciati il 5 marzo. Lo ricordiamo tutti con grande rimpianto attraverso il suo ultimo intervento a Eurovisioni 2024.
Eurovisioni 2024, Giornata Internazionale, Panel 4 :
La cooperazione transfrontaliera nel settore della produzione audiovisiva in Europa.
In occasione dell’anteprima della serie “Il conte di Montecristo”, co-prodotta da Italia e Francia, la sessione si propone di discutere le problematiche relative alle co-produzioni nell’era digitale, ripartendo dalle storiche co-produzioni italo-francesi e chiarendo come la digitalizzazione del settore abbia cambiato le logiche di mercato.
Introduzione: Remi Guittet, Institut français Italia
Conclusions du Panel
Rémi Guittet (Institut français Italia) : Merci à tous les panélistes. Je pense que ça va être le moment de conclure ce panel sur la coproduction audiovisuelle et ses défis. Je vais laisser à Giorgio le soin de faire cette synthèse, en vous remerciant pour votre présence et en vous invitant ensuite en bas au cocktail qui sera donné avant la projection du soir.”
Giorgio Gosetti (delegato generale Giornate degli Autori) : Mais faire une synthèse quand on arrive en retard, c’est tout à fait difficile.
Rémi Guittet : Non, le trafic t’avait préparé je pense.
Giorgio Gosetti : Ce que je pense est, en plus je voulu rester de ce côté de la salle, justement pour encourager d’autres à s’exprimer. Mais ce que je pense compte tenu du temps, c’est que finalement il y a un moment où on doit se poser un problème central. Bon, je peux assumer l’idée que la politique et la réglementation suivent les chemins du marché. D’accord. Beau sujet pour un débat posthume.
Mais ce que je pense, c’est qu’on a un besoin fou aujourd’hui d’une réglementation qui soit capable de faire face à la réalité du marché. Et sur ça, c’est sûr qu’on a un retard général, plus ou moins dans tous les pays.
Et par contre, je suis sûr qu’on assiste à un changement très fort des sujets. Les sujets européens aujourd’hui sont de plus en plus forts. Les sujets privés, les groupes qui se sont formés, sont capables de négocier effectivement un produit, un résultat, qui fait face à l’international, qui fait face à d’autres cultures, à d’autres pays.
Puisqu’on est à Eurovision, ce que je pense c’est qu’il y aura un sujet que je vous relance pour le futur encore, central, c’est le sujet justement des contenus culturels et du rythme du langage. Est-ce qu’on est capable, au-delà des différentes langues de l’Europe, d’imposer, de réaliser, de proposer un rythme d’expression qui soit à mesure des cultures européennes? C’est-à-dire un produit tout comme se présente, par exemple, Le Comte de Monte-Cristo, qui parle à d’autres cultures, à d’autres pays, à d’autres traditions, d’une manière compréhensible d’un côté et originale de l’autre.
C’est-à-dire, on est à mesure d’imaginer — et de plus en plus on le voit sur la scène internationale — des produits européens qui sont carrément différents des autres modèles, mais carrément forts à cause des capitaux, à cause des groupes, à cause des financements possibles.
Parce que si on arrive à ça, on se posera un autre problème tout à fait intéressant, c’est-à-dire la capacité justement de soutenir et d’aider les cultures locales et les idées du local. On vient d’une tradition qui nous démontre que ce qu’on appelle local peut être tout à fait universel et international. La capacité c’est de faire la liaison entre la location et l’universel. Mais on a plein d’expériences dans l’histoire du cinéma qui nous démontrent que c’est possible.
Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de demander à l’industrie européenne de travailler sur ça d’une manière pragmatique justement, c’est-à-dire avec la capacité d’utiliser les cultures européennes, non seulement pour mettre à l’affiche les trois, quatre, dix noms populaires. Bon, l’international fait une série télévisée sur les Médicis. J’ai quelques doutes qu’en Chine connaissent les Médicis, mais la force de la réalisation peut peut-être imposer un intérêt, une culture sur ça, tout comme avec Alexandre Dumas, tout comme avec d’autres références nationales.
Et tout comme des petites réalités… Bah, l’Italie est géniale. Nous on a la mafia. La mafia c’est tellement international que c’est très local mais ça marche très bien dans l’international.
Tout ça peut à mon avis donner une voix importante et une voix et une force importante à un produit européen capable de négocier avec les marchés. Moi, en tant qu’utilisateur, en tant que spectateur, je demande une seule chose à la législation, je demande une seule chose à l’Europe : c’est de se dire, oui c’est vrai, le public demande quelque chose, mais la plupart du temps le public demande ce qu’on lui a appris à demander.
Est-ce qu’on est à mesure de laisser assez ouvert les marchés pour encourager de demandes du public et non seulement pour suivre les demandes prévues qui viennent du marketing ? Et le marketing international est aujourd’hui encore beaucoup plus fort que le marketing du produit de l’audiovisuel européen. On est très faibles dans ça. Sur ça on devrait faire une réflexion. Merci.
